Sur le programme de Jean-Luc Mélenchon

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La politique réactionnaire du gouvernement actuel a ouvert la voie au retour de la droite. Elle favorise la montée du nationalisme. Malgré son nom, le Parti Socialiste est au service d’intérêts capitalistes. D’un parti de réforme sociale, il est devenu un parti de contre-réforme, procédant au démantèlement progressif des conquêtes sociales du passé. Il en résulte que les conditions de vie de la masse de la population se sont nettement dégradées depuis son arrivée au pouvoir. En même temps, si les capitalistes acceptent volontiers qu’un gouvernement « de gauche » prenne fait et cause pour eux, ils préfèrent avoir la droite aux commandes. L’effondrement de la base sociale et électorale du Parti Socialiste est donc dans l’ordre des choses. Il tombe entre deux chaises.

Reste à savoir pourquoi le rejet des « socialistes » profite surtout à la droite. Car, toutes proportions gardées, l’effondrement de la base électorale du PCF n’est pas moins spectaculaire que celui du PS. Le PCF a perdu près de la moitié de ses effectifs depuis 2011. Au lieu de défendre un programme offrant une alternative claire et compréhensible au système capitaliste, son programme se réduit à un ensemble décousu de mesures superficielles. De tels replâtrages ne menacent nullement le pouvoir de la classe capitaliste. L’inégalité, l’exploitation et la destruction des conquêtes sociales ne peuvent être surmontées que par un programme d’expropriation de la classe capitaliste, permettant la reconstruction de la société sur de nouvelles bases. Mais les dirigeants du PCF, dont les ambitions ne vont pas plus loin que l’obtention de places confortables dans les « institutions », rejettent catégoriquement cette politique révolutionnaire. Ils prétendent qu’il est possible de rendre le capitalisme plus « humain ». Le texte qu’ils ont présenté au dernier Congrès National du parti, intitulé Le temps du commun, donne la mesure de leur faillite politique. Sur la base de raisonnements aussi confus et parfois totalement incompréhensibles, la direction du PCF ne peut  que « diriger » le parti d’échec en échec.

Peu de travailleurs lisent les textes du PCF. Ils ont forgé leur opinion concernant le parti sur la base de l’expérience concrète des dirigeants communistes dans des positions de pouvoir. En 1997, la direction du PCF avait déclaré que la privatisation n’était plus « taboue » à ses yeux. Pendant le gouvernement Jospin (1997-2002), elle a activement soutenu une politique de privatisations de grande envergure. Aujourd’hui, dans les régions et les communes, il arrive souvent que les dirigeants du PCF approuvent et organisent des privatisations. Comme nous avons écrit dans notre article Le PCF dans la nasse du réformisme : « Le PCF n’est pas un nouveau parti. Les travailleurs – et particulièrement la couche politiquement consciente et active de ceux-ci – l’observent et le pratiquent depuis des décennies. Ils peuvent bien reconnaître que, sur le terrain, les militants communistes sont en première ligne des combats contre les injustices. Mais ils ont souvent été écœurés par le comportement de leurs dirigeants. Ils les ont entendus dénoncer des privatisations. Mais ils les ont vus, au gouvernement, dans les régions et les municipalités, privatiser eux-mêmes. Ils les ont entendus accabler le Parti Socialiste et par la suite concocter des alliances avec lui. Ils les ont entendus pointer les carences démocratiques de la Vème  République pour finalement la rendre moins démocratique encore en votant l’État d’urgence. Ils les ont entendus réclamer la paix, et ensuite soutenir des guerres. » L’arrivisme et l’opportunisme de ses chefs ont progressivement miné la position du PCF. Les travailleurs sont politiquement désarmés face aux capitalistes.

L’affaiblissement du PCF et le comportement récalcitrant de ses dirigeants – qui voulaient à tout prix éviter une candidature du PCF – étaient sans doute les facteurs principaux faisant pencher le vote des militants en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Comparé à la médiocrité grisâtre et fatiguée du groupe dirigeant du PCF, Mélenchon ne peut que briller. Il a, comme on dit, le sens de la formule. Son style oratoire est percutant. Mais ce qui nous intéresse, ici, c’est le contenu de son programme.

La réforme constitutionnelle

Au cœur du programme présenté par Jean-Luc Mélenchon, il y a la revendication d’une réforme constitutionnelle. Il affirme que la constitution nouvelle donnera le « pouvoir au peuple ». Que la constitution de la Ve République ne donne pas le pouvoir au peuple ne fait pas de doute. Mais qu’est-ce qui nous permet de penser que les modifications apportées par une éventuelle Assemblée Constituante – dont la composition politique est inconnue – le feraient davantage ?

Si nous regardons autour de nous en Europe, nous voyons non seulement qu’il existe toutes sortes de constitutions, mais que chaque pays a connu une succession de constitutions différentes. Et pourtant, aucune de ces constitutions n’a permis à la masse de la population de consciemment organiser l’état et l’économie en fonction de leurs propres intérêts. Quelles que soient les caractéristiques spécifiques d’une constitution, elle doit nécessairement tenir compte de la réalité des rapports de pouvoir dans la société. Quand les capitalistes possèdent et contrôlent l’économie et la masse de la population est exploitée, la constitution doit en tenir compte, sous peine d’être complètement inopérante. Elle doit nécessairement reconnaître et légaliser la réalité sociale existante. Sous le capitalisme, les dispositions constitutionnelles ne peuvent jamais être que le masque « démocratique » de la dictature du capital.

Les porte-parole de La France Insoumise ne s’embarrassent pas davantage que ceux du PCF de considérations théoriques. Il n’empêche que la question des rapports entre la loi constitutionnelle et la lutte des classes s’est posée à maintes reprises dans l’histoire du mouvement ouvrier et fait l’objet d’un riche héritage théorique. Karl Marx a soumis la constitution française de 1848, prétendument « démocratique », à une critique implacable. On pourrait aussi citer le célèbre discours de Ferdinand Lassalle intitulé Qu’est-ce qu’une constitution ?, en 1862 : « Les questions constitutionnelles sont premièrement non des questions de droit, mais des questions de force, la constitution effective d’un pays n’existe que dans les rapports réels et de fait des forces en ce pays. Les constitutions écrites n’ont alors de valeur et de durée que si elles sont l’expression exacte des rapports effectifs de forces, tels qu’ils sont dans la société. » Nous retrouvons cette même idée dans la Critique du programme de Gotha rédigée par Marx. Dans son combat contre les illusions constitutionnelles de l’aile réformiste du mouvement ouvrier allemand, Marx a expliqué que « le droit ne peut jamais être plus élevé que l’état économique de la société ».

Cela veut dire que, dans le cadre du système capitaliste, l’agencement différent des institutions que La France Insoumise nous assure serait une « nouvelle république », devra nécessairement tenir compte des rapports sociaux existants, de la propriété capitaliste des moyens de production et de l’exploitation des travailleurs pour le profit. Naturellement, la loi constitutionnelle est toujours présentée comme étant « neutre » et comme l’incarnation de l’égalité des citoyens. Mais ce n’est qu’une façon de duper le peuple. Entre ce qui est officiellement proclamé et les rapports sociaux réellement existants, ce sont les derniers qui s’imposent. Le renard a le droit de manger et les poules ont le droit de vivre. Et quand les droits sont « égaux » de cette façon, c’est la force qui décide !

A maintes reprises dans l’histoire de la France, des changements de constitution ont permis à la classe dirigeante de s’extirper d’une situation dangereuse et de consolider son pouvoir. Subjectivement, les militants qui réclament une nouvelle république expriment l’aspiration à un « changement » positif. Mais cette revendication – fixant l’attention des travailleurs sur le masque institutionnel du système capitaliste plutôt que sur le système lui-même – peut jouer un rôle réactionnaire. Imaginons, par exemple, qu’une véritable grève générale illimitée ait lieu, menaçant l’existence même du système capitaliste. Il serait tout à fait envisageable que la classe dirigeante tente de dissiper le mouvement par la promesse d’une « nouvelle république ». Ainsi, les capitalistes tendraient un piège constitutionnel à la population, comme ils l’ont fait tant de fois dans le passé. La nouvelle façade institutionnelle donne l’impression d’un changement. Mais le système qui se cache derrière est toujours là. D’une façon similaire, les réformistes qui dirigent La France Insoumise et le PCF se servent de la revendication d’une réforme constitutionnelle pour éviter le problème essentiel. Au lieu de fixer l’attention des travailleurs sur la nécessité de supprimer la propriété capitaliste des grands moyens de production, ils essaient de les intéresser à des amendements constitutionnels.

De toute façon, si jamais l’Assemblée Constituante voyait le jour, nul ne peut dire si les modifications qu’elle propose marqueraient un progrès par rapport à la constitution actuelle. Mélenchon et La France Insoumise affirment qu’elles remettraient le pouvoir effectif entre les mains du « peuple », mais on ne trouve nulle part, ni dans leurs discours et dans leurs textes, les éléments qui justifient cette affirmation. La revendication d’une réforme constitutionnelle n’est qu’un leurre politique déguisé en « projet de société ».

Programme social et économique

En ce qui concerne le programme social et économique de Mélenchon, on retrouve la même faille. Le but déclaré ne peut jamais être atteint par la somme des mesures proposées. Par exemple, si nous prenons les parties intitulées Mettre au pas la finance ou encore Définanciariser l’économie réelle, les mesures détaillées dans ces catégories sont des changements techniques dans le fonctionnement des banques et les mécanismes de la spéculation financière. Certaines des mesures proposées – taxation des transactions financières, contrôles sur les mouvements de capitaux, pénalisation des versements – réduiraient la facilité ou la rentabilité de certaines opérations. Mais les capitalistes savent très bien contourner de telles dispositions. Le gouvernement qui imposerait des tracasseries aux capitalistes, tout en laissant leur système intact, ne ferait que chasser les capitaux hors de sa portée. Si la rentabilité du capital devait être sérieusement réduite dans un pays donné, le capital irait ailleurs, au détriment de l’économie nationale.

Sous le capitalisme, on peut attirer des capitaux en démolissant les conquêtes sociales et en réduisant la taxation des profits, ou alors les faire fuir en faisant le contraire. La seule façon de « mettre au pas » le capitalisme financier serait la prise de contrôle par l’État de toutes les banques, compagnies d’assurance et autres organismes de crédit et d’investissement et la nationalisation sans indemnisation (sauf pour les petits actionnaires) des grands groupes industriels et commerciaux. Les petits bricolages proposés dans le programme de Mélenchon embêteraient les capitalistes à certains égards, certes. Mais du fait de leur contrôle de l’économie, ils ont un pouvoir de nuisance bien plus important que n’importe quel gouvernement qui les narguerait de la sorte. Ce n’est pas le gouvernement qui mettrait au pas la finance, mais la finance qui mettrait au pas le gouvernement.

Le programme social de Mélenchon contient plusieurs mesures positives. Il s’engage, par exemple, à abroger la loi El Khomri, à limiter les contrats précaires à 5% de l’ensemble dans les grandes entreprises, à titulariser les employés précaires dans le secteur public, à régulariser les travailleurs sans papiers et porter le SMIC à 1300 euros. Cependant, les objectifs tels qu’« éradiquer la précarité » ou « empêcher les licenciements » ne seront pas atteints par les seules mesures proposées. Le mode de fonctionnement du capitalisme fait que des mesures sociales partielles, indépendamment des intentions de ceux qui les appliquent, peuvent se retourner contre les salariés.

La lutte pour le maintien et l’augmentation des salaires, pour l’emploi et pour les droits des salariés est au cœur de notre action militante quotidienne. C’est un combat difficile. Les capitalistes veulent la suppression du salaire minimum et de la limitation du temps de travail. Ils veulent supprimer les dispositions favorables aux salariés dans le Code du Travail. Ils veulent la destruction des droits syndicaux. L’économie capitaliste ne fonctionne que si l’activité économique rapporte un maximum de profit. Un programme de gouvernement qui veut défendre les salariés doit tenir compte de cette loi du profit et savoir la combattre. Mais malheureusement, le programme de Jean-Luc Mélenchon – comme celui du PCF – en fait totalement abstraction. Il donne l’impression qu’un gouvernement pourrait augmenter massivement les taxes sur les profits, augmenter les salaires, limiter le pouvoir de décision des capitalistes et, en même temps, relancer l’économie capitaliste et éliminer le chômage. Cette approche est totalement illusoire. Dans les faits, le résultat serait exactement l’inverse. Ce programme de réformes sociales provoquerait une réaction implacable de la part des capitalistes, par la baisse des investissements, la fuite des capitaux et la fermeture des entreprises. C’est ainsi qu’ils ont mis le gouvernement socialiste-communiste de 1981 à genoux. Pourquoi en serait-il autrement pour Mélenchon ?

Sous le capitalisme, s’attaquer aux profits de cette façon ne mènerait pas à la croissance et au plein emploi, comme le prétendent les chefs de La France Insoumise, mais à un effondrement de l’économie provoqué par le sabotage capitaliste. Ceci ne veut pas dire qu’il faut abandonner la lutte pour les réformes sociales en question, mais qu’il faut compléter le programme avec l’expropriation des capitalistes et le transfert du pouvoir dans les entreprises aux salariés.

Il y a bien d’autres aspects du programme de Jean-Luc Mélenchon qui mériteraient un examen critique, par exemple le retour du service militaire et la création d’une garde nationale. Est-ce qu’on lutte contre le chômage par la militarisation de la société et l’embrigadement de la jeunesse ? Il y a aussi son programme relatif aux écoles et universités, qui ne nous paraît pas du tout adéquat. Mais pour l’heure, tournons notre attention vers la question de sa politique internationale.

Politique internationale

Le programme de La France Insoumise déclare, à juste titre, que les réformes progressistes qu’il propose sont incompatibles avec l’ossature législative de l’Union Européenne. L’Union Européenne a été construite dans l’intérêt des grands groupes qui dominent les marchés du continent. Mélenchon propose de renégocier les traités européens, mettant fin à la surveillance européenne des budgets nationaux, modifiant le statut de la Banque Centrale Européenne, et imposant une dévaluation de l’euro. Il veut aussi arrêter la libre circulation des capitaux entre l’UE et des pays non-UE. En cas d’échec, il propose que la France sorte unilatéralement de l’UE et négocie une « coopération entre les peuples » et la défense de l’« intérêt national des Français ».

La notion de l’« intérêt national » recoupe la tonalité nationaliste que l’on retrouve régulièrement dans le programme de La France Insoumise. Le nom même du mouvement, soit dit en passant, a lui aussi une connotation nationaliste. Il ne peut pas y avoir d’« intérêt national » quand la nation est divisée en classes aux intérêts inconciliables. Avec les capitalistes allemands, les capitalistes français sont les principaux architectes de l’Union Européenne. Par conséquent, présenter le problème de l’UE comme une opposition entre l’« intérêt national français » d’un côté et l’UE de l’autre ne correspond pas à la réalité et ne peut qu’apporter de l’eau au moulin du Front National. Si un gouvernement dirigé par Mélenchon voulait dénoncer les traités européens et en  négocier d’autres, il se trouverait face à l’opposition non seulement de la caste de bureaucrates qui dirigent l’UE mais aussi de tous les grands groupes capitalistes du continent – avec ceux de la France en première ligne – et de pratiquement tous les autres gouvernements.

A quoi rassembleraient les traités renégociés ? Il est déjà évident que les négociations prévues entre le Royaume-Uni et l’UE déboucheront sur des accords très proches des traités actuellement en vigueur. Pourquoi ? Parce que les mêmes intérêts du capitalisme qui ont façonné les anciens traités vont aussi façonner les nouveaux. Il en serait de même pour la France. L’idée que des négociations entre des puissances capitalistes pourraient déboucher sur une « coopération entre les peuples » est totalement farfelue. Les « peuples » ne sont pas au pouvoir et n’ont rien à négocier. Le « brexit » n’apporte absolument aucun avantage, de quelque nature que ce soit, aux travailleurs britanniques, et encore moins aux travailleurs étrangers travaillant au Royaume-Uni. Les capitalistes britanniques, par contre, prennent tranquillement leurs dispositions pour s’adapter à la nouvelle situation au moyen de délocalisations et de suppressions d’emplois.

Qu’il s’agisse de la renégociation de traités dans le cadre de l’UE ou d’une « sortie » de l’UE suivie de négociations, un ensemble de traités capitalistes sera remplacé par un autre. Sortir de l’UE sur des bases capitalistes ne résoudra rien. Pour vraiment changer la donne en Europe, il faut commencer par convaincre les travailleurs de France et des autres pays membres de la nécessité de s’emparer des grands leviers de l’économie et du pouvoir politique, mettant leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’éducation, de santé, etc. en rapport avec cet objectif central. Chaque pas sur ce chemin serait un clou supplémentaire dans le cercueil de l’Union Européenne et jetterait les forces du capital sur la défensive. L’expropriation des capitalistes dans un pays comme la France signifierait d’emblée la fin de l’Union Européenne et ouvrirait la voie, au moyen de l’extension du mouvement révolutionnaire vers d’autres pays, à une coopération mutuellement bénéfique entre tous les pays concernés.

Au-delà de la question européenne, l’un des aspects les plus retentissants du programme de Mélenchon concerne son projet d’intégrer la France dans une alliance internationale qu’il qualifie d’« altermondialiste » avec la Russie, le Brésil, l’Inde et la Chine. Dans chacun de ces pays – qui sont tous des puissances impérialistes régionales – le capitalisme exerce son pouvoir sous une forme particulièrement vicieuse et écrasante. Qu’y a-t-il de progressiste ou d’« altermondialiste » (quoi que cela puisse signifier) dans ce projet ?

Conclusion

 Ce texte ne prétend pas être une critique exhaustive du programme porté par Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise. Mais les points que nous avons examinés permettent de tirer quelques conclusions à son sujet. Dans son ensemble, c’est un programme réformiste qui reproduit les mêmes défauts que nous avons relevés dans le programme du PCF. [1] Ce qui caractérise le réformisme, c’est la tentative de résoudre les problèmes créés par le capitalisme sur la base de ce même système.

Après cinq ans d’un gouvernement « socialiste » complètement acquis aux intérêts capitalistes, beaucoup de travailleurs verront dans la candidature de Mélenchon, dont le programme reprend bon nombre de revendications sociales importantes, une façon de contrer la montée de la droite et de l’extrême droite. Mais quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, le problème de fond qui se pose dans le mouvement ouvrier restera intact. Nous avons besoin d’un programme et de dirigeants qui présentent hardiment devant tous les travailleurs et la jeunesse du pays la nécessité impérieuse d’en finir avec le capitalisme.

[1] Notons, à cet égard, que les dirigeants du PCF avaient publié, quelques semaines seulement avant le vote interne favorable à la candidature de Mélenchon, une critique intitulée Des choix profondément contraires à ce pourquoi nous combattons. Il est difficile de prendre cette critique au sérieux, compte tenu des contradictions et incohérences non seulement de leur propre programme, mais aussi de leur pratique. Il était inadmissible de soutenir Mélenchon, mais beaucoup d’entre eux étaient parfaitement d’accord, quelques mois plus tôt, pour soutenir un candidat socialiste dès le premier tour.

Greg Oxley PCF Paris 10

 

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Un commentaire

  1. C’est ce que fait Mélenchonet la FI, dans le cadre qui leur est donné.
    Il va bien faloir prendre conscience un jour que l’ensemble des luttes perdues depuis 30 ans ou plus, nous impose des démarches de rassemblement qui imposent une prise de conscience des inegalités de conscientisation qui nous sont donné de « gérer ».

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