La lutte chez Nortène (Lille)

Déclaration de René Fleurie (CGT) lors du rassemblement
du 17 décembre 2004 à l’entrée de l’entreprise

Chers camarades, Je tiens d’abord à remercier, au nom du syndicat CGT Nortène, toutes et tous les camarades qui sont venus nous soutenir aujourd’hui : syndicats, partis politiques, associations, comités de privés d’emploi et divers comités de luttes.

La Fédération CGT des industries chimiques, avec ses syndicats, a pris la décision de lancer une grande action offensive sur les trois thèmes : Emplois – Salaires – Protection sociale.

En 1998, au terme de 4 mois et demi de lutte, les salariés de Nortène et leur syndicat CGT ont remporté une grande victoire pour le maintien de leurs salaires. Le groupe Nortène n’ayant pas réussi à démanteler l’entreprise, avec toute la casse sociale que cela impliquait, il l’a cédée au groupe Plymouth, qui entre temps avait retrouvé un statut de groupe industriel.

Cinq ans à peine après la reprise de Nortène, ses effectifs étaient passés de 100 à 72 salariés. La casse humaine se poursuit. L’objectif reste la fermeture de l’entreprise. La direction procède de la façon suivante :

1. Récupération des parts de marchés juteuses pour le groupe Plymouth.

2. Licenciements et suppressions de postes ayant une grande importance pour le fonctionnement du site.

3. Pression et répression à l’égard des salariés qui contestent ces choix de gestion.

4. Harcèlement et violences à l’encontre des élus CGT qui ont participé à la lutte de 1998.

Par ailleurs, les actionnaires du groupe Plymouth ont mis en place un directeur que les salariés appellent eux-mêmes un bulldozer robotisé. Ce directeur – appelons-le Schwarzenegger -, les élus CGT l’ont combattu depuis très longtemps.

Schwarzy a d’abord tenté la méthode de la carotte pour diviser les élus CGT. Cette stratégie ne marchant pas, il emploie les recours ultimes : harcèlement, pressions, discrimination, criminalisation, marginalisation. Schwarzy n’a aucune limite. Son mandat est d’éliminer tout esprit contestataire dans cette entreprise.

Cet individu est un danger réel pour les salariés de l’entreprise. Il est missionné pour une fonction précise, qui le mènera vers d’autres entreprises, où d’autres salariés seront comme nous sacrifiés sur l’autel du profit.

Les fermetures d’entreprise, les délocalisations et les fusions des entreprises du privé provoquent aussi un grand coup aux écoles et aux services publics. Plus aucun salarié n’est à l’abri de ce broyage humain.

La société ultra-libérale et la loi du profit nous mènent, nous et nos enfants, dans le gouffre du chômage, de la précarité et de l’exclusion. Pour la CGT, ces orientations sont inacceptables. Nos droits fondamentaux doivent reprendre place dans nos luttes revendicatives.

A toutes et à tous les militants, merci encore de votre soutien. Les salariés et le syndicat CGT de Nortène vous saluent fraternellement.

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Depuis l’action du 17 décembre 2004, Renée Fleurie a continué d’être victime d’insultes, de menaces, de harcèlement et de violences physiques.

La Riposte

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