La lutte continue à Holiday Inn, Clichy (92)

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La lutte à l’hôtel Holiday Inn Porte de Clichy continue. Les salariés, en grève depuis le 19 octobre, sont toujours aussi déterminés à ne pas se faire humilier et exploiter par les multinationales Intercontinental et Hemera. La mobilisation a pris un tournant européen avec des manifestations communes avec d’autres grévistes du groupe hôtelier à Barcelone en Espagne, où la situation de précarité dans le nettoyage est le même : sous-traitance, paiement à la tâche (par chambre nettoyée), travail dissimulé et exploitation de migrants non payés. Cette manifestation s’est déroulée devant un hôtel Holiday Inn de la ville en coordination avec la CGT et la CNT ibériques. Ensuite, le samedi 16 décembre, au lendemain d’une soirée de soutien à Clichy, avec le soutien du PCF local, une manifestation a eu lieu devant le siège international du groupe à Londres pour porter les revendications au cœur de la City. Les prochaines étapes seront Bruxelles et Hanovre.

Malgré cette internationalisation de la lutte, les grévistes clichois n’oublient pas la convergence des luttes au niveau national, au niveau de la branche de métier du nettoyage et au niveau interprofessionnel, avec une participation des salariés à la dernière manifestation de la CGT Commerce, le 20 décembre dernier. Pour fêter dignement le passage en 2018, les grévistes ont organisé, avec la CGT-HPE et la CNT-SO, un “réveillon solidaire et de lutte” devant l’Intercontinental de Paris Opéra, pour porter leurs revendications de conditions de travail dignes à la connaissance des touristes, avec l’organisation d’un repas pour grossir la caisse de grève. Le 30 décembre, les agents de service franciliens en grève sont passés voir les salariés de McDonald de Villefranche-de-Rouergue qui sont en grève depuis le mois d’août dernier. Ils revendiquent la mise en place d’un treizième mois, l’attribution de tickets restaurant et de chèques vacances, une augmentation des salaires à 13 euros de l’heure et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Les grévistes d’Hemera réclament toujours leur « internalisation », c’est-à-dire leur embauche directe par l’hôtel qui utilise leurs services depuis plusieurs années, le respect des contrats de travail, la suppression de la clause de mobilité, l’augmentation des qualifications et des salaires, le paiement de toutes les heures travaillées, une prime de panier, comme pour les salariés de l’hôtel, un 13e mois et la suppression de l’abattement de 8 % sur la base des cotisations sociales.

Cependant, le passage à la nouvelle année s’est fait sous le signe de la répression policière. Le jour de la Saint Sylvestre, la police municipale de Clichy et la police nationale, prétendument munies d’un arrêté municipal, sont venues sur le piquet de grève, rue du 8 Mai 1945, pour agresser et intimider les grévistes. Un rassemblement de protestation est prévu, mercredi 3 janvier, devant le commissariat de Clichy, pour une manifestation en direction de la mairie à 18h00.

La caisse de grève est toujours disponible en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/0snu1eea

Chèques de solidarité à envoyer à CGT-HPE, 78 rue Henri Barbusse, 92110 CLICHY ou à CNT-SO, 4 rue de la Martinique, 75018 Paris.

JSB. Paris.

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