Des communistes d’Alès fêtent le 140e anniversaire de la Commune de Paris

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Dans le cadre de la « Semaine du Marxisme » organisée par les militants La Riposte à Alès, Allain Duguet, membre du PCF local, a fait un excellent exposé sur la Commune de Paris, le mercredi 11 mai. Précédé d’un bref mais très agréable moment de musique « communarde », son discours a mis en relief le cours des événements qui ont mené à l’insurrection du 18 mars 1871, l’action du pouvoir révolutionnaire pendant les dix semaines de son existence, ainsi que le massacre perpétré par les défenseurs du capitalisme pendant la « semaine sanglante » du 21-28 mai.

Rappelant que 2011 marque le 140e anniversaire de cette révolution, Allain a souligné la portée historique de la lutte des communards : « Plus que jamais, on doit garder en mémoire les leçons de ces événements. »

Après avoir brièvement retracé l’arrière-plan de la révolution – la guerre déclarée à la Prusse, la défaite de l’armée impériale et la déclaration de la république, le 4 septembre 1870 – l’orateur a expliqué la duplicité et la traitrise du régime bourgeois républicain, qui n’a fait aucune tentative sérieuse de rompre l’encerclement de Paris par l’armée prussienne. Ses tractations avec l’ennemi ont abouti à une capitulation honteuse, en janvier 1871. Thiers et l’Assemblée Nationale, dont les réactionnaires composaient l’écrasante majorité, multipliaient les provocations contre la capitale.

Au petit matin du 18 mars, pour engager le désarmement de la Garde Nationale – récemment transformée en une véritable armée révolutionnaire – et faire preuve de bonne volonté envers Bismarck, Thiers tente de saisir les canons dressé sur les hauteurs de Montmartre. Mais les soldats, se trouvant entourés d’une foule immense, passent du côté du peuple. Les généraux qui les dirigent sont fusillés. Thiers ordonne à ce qui reste de l’armée, ainsi qu’à tous les représentants de l’Etat, de quitter Paris. Les travailleurs, organisés et armés dans la Garde Nationale, constituent désormais la « classe dirigeante » dans la capitale.

Enumérant les mesures sociales et politiques de la Commune, Allain a évoqué la règle stipulant que les représentants du peuple ne devraient pas gagner davantage que les ouvriers. Il a cité un certain Moreau, membre du Comité Central de la Garde, pour qui, « lorsque l’on occupe un poste dirigeant dans la société, il est immoral de s’allouer un traitement quelconque. Nous avons jusqu’ici vécu avec nos trente sous. Ils nous suffiront encore. » Selon Allain, ce principe démocratique devrait s’appliquer de nos jours, pour contrer l’arrivisme et la corruption.

Les communards n’avaient pas de plan ou d’objectifs préconçus. Mais de manière générale et par la force des choses, expliqua Allain, leur action « allait dans le sens de l’émancipation complète de la classe ouvrière ».

La réunion, présidée par Bernard Coste (PCF Alès), s’est terminée dans l’enthousiasme. Allain avait préparé une petite exposition composée de dessins, de caricatures et de poèmes d’époque. Et pour bien finir la soirée, nous avons partagé un repas somptueux préparé par les camarades.

La Riposte

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