“Pas touche au Venezuela !” à la Fête de l’Humanité

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Trois conférences sur la révolution bolivarienne ont été organisées sur la fête de l’Humanité, le samedi 10 septembre, en présence de Jorge Martin, le secrétaire général de la campagne internationalePas touche au Venezuela !, que La Riposte anime en France.

La première réunion, qui s’est tenue vers 13 heures dans le stand du Venezuela, était présidée par Marie-Antoinette Borjas, de l’ambassade. Une soixantaine de personnes étaient présentes. Dans son exposé, Jorge Martin a retracé les différentes étapes du processus révolutionnaire depuis l’élection d’Hugo Chavez à la présidence du pays, en 1998. Il a rappelé les réformes engagées par le gouvernement Chavez dans les domaines de la santé et de l’éducation, ainsi que les développements de la réforme agraire. En même temps, il a souligné qu’au Venezuela, nous n’avions pas simplement affaire à un gouvernement progressiste qui prend des mesures en faveur des plus pauvres, mais aussi et surtout à un puissant mouvement révolutionnaire. Chaque fois que l’opposition vénézuélienne, appuyée par Washington, a tenté de renverser le gouvernement, les masses vénézuéliennes sont intervenues pour faire échec à la contre-révolution. Jorge a conclu en invitant la jeunesse et les travailleurs français à s’impliquer dans des actions de solidarité internationale avec la révolution vénézuélienne – laquelle est toujours en danger, comme l’ont montré les récentes menaces de mort proférées par le télévangéliste américain Pat Robertson à l’encontre d’Hugo Chavez.

La deuxième réunion s’est tenue, à 17 heures, dans le stand du PCF de l’Ardèche. En présentant Jorge Martin aux 85 personnes massées dans le stand, François Jacquart, le secrétaire fédéral du parti, a souligné la nécessité, pour le mouvement ouvrier français, de tirer les leçons de la révolution qui se déroule au Venezuela. Jorge Martin a ouvert son discours en évoquant l’ouragan Katrina et l’aide immédiate que le gouvernement Chavez a proposé aux autorités américaines : « Ici, la différence entre le gouvernement américain et celui de Chavez apparaît très clairement. L’administration Bush a attendu quatre jours avant de secourir les dizaines de milliers de pauvres américains piégés par les eaux. A l’inverse, dès le premier jour de la catastrophe, le gouvernement Chavez a proposé une importante assistance logistique, médicale et énergétique. Mais les cyniques, à Washington, ont décliné l’offre du gouvernement vénézuélien. » Son exposé a suscité une longue salve d’applaudissements, et nos brochures sur le Venezuela et Cuba se sont vendues en un clin d’oeil.

La dernière réunion a eu lieu à 20 heures, dans l’Espace Débats du Village du Monde. Co-organisée parLa Riposte et l’association Forum pour un Autre Monde, que dirige André Meyer, elle a rassemblé environ 250 personnes. André a joué un rôle déterminant dans le succès de cette réunion, dont il avait préparé la publicité de longue date. Avant de donner la parole à Jorge Martin, André a expliqué l’immense importance de la solidarité avec la révolution bolivarienne, et s’est engagé à ce que le Forum pour un Autre Monde soit au premier rang de ce combat.

A plusieurs reprises, le discours de Jorge fut interrompu par des applaudissements, comme par exemple lorsqu’il a évoqué les 13 000 docteurs cubains qui, dans le cadre du programme de santé publique, ont permis à des millions de Vénézuéliens d’avoir accès, pour la première fois de leur vie, à des soins médicaux gratuits.

Jorge a longuement évoqué la question du socialisme, dont Chavez a lui-même a déclaré, à de nombreuses reprises, qu’il constituait la seule alternative viable au capitalisme. « Désormais, l’ensemble du mouvement bolivarien débat du socialisme. C’est un très grand pas en avant pour la révolution. Et quand on y réfléchit, c’est la première fois, depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, que la question du socialisme est posée de façon aussi concrète », a fait remarquer Jorge.

Jorge Martin

Dans un discours bref mais émouvant, Marie-Antoinette Borjas, qui siégeait à la tribune, a donné des exemples concrets de la façon dont les réformes du gouvernement Chavez transforment la vie des couches les plus opprimées de la société vénézuélienne.

Au cours du débat qui a suivi, quelqu’un a demandé si, comme le rapporte la presse officielle, Chavez était « autoritaire ». Or, s’il y a un reproche que l’on pourrait faire à Chavez, ce serait plutôt de ne pas l’être assez ! Par exemple, Jorge a rappelé qu’aucun des auteurs du coup d’Etat d’avril 2002 n’est en prison, ce qui suscite un certain mécontentement au sein du mouvement bolivarien. En outre, les deux seuls médias qui ont été fermés de force, depuis 1998, l’ont été par l’opposition, notamment lors du coup d’Etat.

A un moment donné, un individu se présentant comme un « trotskyste » s’est lancé dans un interminable et fastidieux discours sur la justesse « principielle » du soutien au mouvement bolivarien. Au passage, il a plongé l’assemblée dans une profonde stupeur en comparant Chavez à… Saddam Hussein et Milosevic ! En réponse, Jorge Martin a rappelé que, dans sonHistoire de la révolution russe, Trotsky caractérisait une révolution comme « l’irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées ». Or, n’est-ce pas précisément ce qui se passe au Venezuela ? « Ce qu’il manque à certains soi-disant trotskystes, ce sont des yeux pour voir ! », a conclu Jorge.

Le tableau ne serait pas complet si l’on n’évoquait l’intervention – comme toujours très énergique et enthousiaste – de Daniel Yégres, le président du Cercle Bolivarien de Paris, qui a salué le travail réalisé par La Riposte pour briser le blocus médiatique qui pèse sur la révolution bolivarienne. Pour notre part, nous tenons à remercier chaleureusement François Jacquard, André Meyer et Marie-Antoinette Borjas, sans lesquels ces trois conférences n’auraient pas connu un tel succès.

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