Le Pen : candidate préférée de Daesh ?

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Jeudi 19 avril au soir sur les Champs Élysées, une attaque terroriste revendiquée par l’Etat Islamique a visé les forces de police, faisant un mort et deux blessés parmi les policiers et blessant une touriste allemande. À quelques jours du scrutin présidentiel, un tel acte ne peut que faire basculer le débat sur des thématiques sécuritaires et mettre de côté la question sociale, jusqu’ici assez présente comme le prouve le succès incontestable de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Ici, la stratégie de l’Etat Islamique semble claire. Il s’agit pour l’organisation terroriste de contribuer à la division de la classe ouvrière entre « Français » et « Musulmans », les premiers se protégeant des seconds à l’ombre de l’Etat supposément protecteur.
Marine Le Pen a aussitôt réagi en demandant un contrôle des frontières et un renforcement de la sécurité sur le territoire, refrain habituel de sa part lorsqu’un attentat terroriste se produit, et oubliant au passage que les frontières sont déjà contrôlées et la sécurité renforcée dans le cadre de l’état d’urgence.
En recul en Irak, un tel attentat de la part de l’Etat Islamique ne peut que raviver son prestige auprès d’éléments déclassés et démoralisés de la classe ouvrière en France. De son côté, Marine Le Pen a vu son audience se tasser auprès de l’électorat français. Un événement du type d’hier ne peut que la ramener sur le premier plan de la scène car automatiquement, tous  les regards se sont tournés vers elle.
Cela prouve que le fondamentalisme religieux et le nationalisme partagent un même intérêt dans la division de la classe ouvrière en France.
RB, PCF Saint-Denis
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