Texte alternatif PCF. La course d’obstacles. Relevons le défi !

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Camarades communistes !

C’est désormais la dernière ligne droite pour imposer la validation du texte alternatif Pour une politique communiste. Le texte examine la situation politique et sociale en France. Il tire les enseignements de l’acharnement de l’Europe contre ce qui se présentait comme une alternative à l’austérité en Grèce. Il traite la question du programme du parti, et notamment la nécessité de mesures décisives contre la propriété privée des grands groupes bancaires, industriels et commerciaux. Il propose des initiatives pour renforcer et démocratiser le parti. Le problème des alliances électorales est abordé. Enfin, le texte prend clairement position contre l’État d’urgence et souligne l’importance de la lutte contre l’impérialisme et la guerre.

Présenté dans un esprit fraternel et constructif, Pour une politique communiste a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures. On peut dire que la victoire est à notre portée, mais elle est loin d’être garantie, en raison d’un certain nombre de dispositions très contraignantes.

Signatures invalidées car « trop nombreuses »…

En 2013, la direction du PCF a fait passer une série de modifications statutaires qui transforment la présentation d’un texte alternatif en une véritable course d’obstacles. Non seulement le nombre total de signatures requis a été considérablement augmenté, mais le nombre de signatures venant d’une fédération donnée a été « plafonné » à seulement 10% du total, qu’il s’agisse de Paris ou de La Creuse. Ceci signifie qu’une bonne partie des signatures venant des fédérations qui, malgré toutes les difficultés, ont réussi à conserver une base militante relativement importante, risque de ne pas être prise en compte. A titre d’exemple, en Seine Maritime où, parmi les 70 communistes qui ont déjà signé Pour une politique communiste, se trouvent des camarades de Petroplus et de Renault-Cléon, la pénalisation des fédérations les plus importantes fait qu’il faudrait monter jusqu’à 700 signatures au total pour que le soutien de tous ces camarades soit pris en compte ! Si une trentaine d’autres camarades signent dans le département, il faudrait en présenter 1000 pour éviter leur disqualification, et ainsi de suite.

Nous devons prouver à la direction ce qu’elle sait déjà…

Par ailleurs, les chefs du parti exigent désormais une preuve de l’appartenance au PCF de chaque signataire d’un texte alternatif. Personne ne contesterait le principe que seuls les camarades cotisants devraient pouvoir signer et voter les textes. Mais pourquoi faut-il imposer aux camarades de prouver à la direction ce qu’elle sait déjà, à savoir qui est membre du parti et qui ne l’est pas ? Cette nouvelle contrainte n’a d’autre utilité que d’alourdir la tâche des camarades souhaitant présenter un texte et de prémunir la direction d’un prétexte supplémentaire pour refuser les signatures de camarades cotisants, au cas où nous n’arriverions pas à réunir à temps les plusieurs centaines de « preuves » individuelles qu’elle nous réclame, sachant que nous sommes des militants de base, sans siège, sans permanents, etc. La bataille des idées dans le parti ne se fait pas à armes égales.

Comme nous expliquons dans notre texte, la direction qui a mis ces entraves à l’expression démocratique n’est pas une direction élue. Le Conseil National détermine lui-même sa future composition. Sa « liste » est forcément adoptée à 100% au congrès national, puisque les délégués n’ont pas le droit de voter contre. Ils ne peuvent que s’abstenir. Or, si l’on expliquait cette procédure à des travailleurs, on n’en trouverait pas un seul qui la qualifierait de démocratique. C’est évident qu’elle ne l’est pas. Si la direction du parti était confiante de ses idées et de ses pratiques, elle n’aurait pas besoin de s’entourer d’une muraille d’artifices statutaires antidémocratiques. Elle n’aurait pas peur de remettre son sort entre les mains des militants.

Compte tenu des centaines de signatures déjà recueillies en provenance d’une soixantaine de fédérations, il est désormais parfaitement évident que le texte Pour une politique communiste répond aux attentes de très nombreux communistes. Il défend des idées qui sont profondément ancrées dans le PCF. Nous relevons donc le défi. Quels que soient les obstacles dressés sur notre chemin, nous nous efforcerons de présenter une telle quantité de signatures qu’il sera impossible de refuser la mise en débat du texte.

Nous comptons sur vous !

Camarades, ne laissons rien au hasard ! Que nos signataires actuels en trouvent d’autres dans leur entourage militant, pour que toutes les signatures « en trop » dans certaines fédérations puissent compter. Que nos signataires s’assurent d’être à jour de leurs cotisations, qu’ils se procurent sans tarder les « preuves » auprès des trésoriers (ou à défaut, un scan ou photo de relevés bancaires, par exemple) et les envoient à texte.alternatif@gmail.com pour que nous puissions les inclure dans le dossier. C’est pénible, on le sait, d’en arriver là. Mais l’idée ne vient pas de nous ! Nous comptons sur vous. De notre côté, nous prendrons contact avec la direction nationale et les trésoriers fédéraux pour solliciter leur coopération.

On parle beaucoup d’« ouverture » envers des socialistes, des écologistes, etc., ces temps-ci. Mais la première « ouverture » dont nous avons besoin est en direction des militants communistes eux-mêmes, par une démocratisation profonde du parti.

Greg Oxley (PCF Paris) pour les coordinateurs du texte alternatif.

Pour signer Pour une politique communiste, c’est simple. Envoyer un mail à texte.alternatif@gmail.com ou signer la pétition en ligne ici :

https://www.change.org/p/greg-oxley-pour-une-politique-communiste-texte-alternatif-pcf

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Un commentaire

  1. Désolée, je ne suis pas adhérente, je n’ai pas a signer !
    Sympathisante, je suis intéressée pas tout document, mais c’est tout. Je me fais mon opinion aux vues de ces lectures. Merci.

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