Le démembrement de l’Ukraine

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L’ effondrement de l’Union Soviétique et la restauration du capitalisme a eu des conséquences économiques et sociales désastreuses dans toutes les républiques qui en faisaient partie, y compris en Ukraine. La bureaucratie « communiste » a procédé à la restauration du capitalisme au profit d’elle-même.

Les gigantesques ressources et capacités productives développées grâce à la planification sont devenues la propriété privée d’une caste mafieuse et corrompue. La débâcle a également ouvert des possibilités d’expansion considérables aux puissances occidentales. L’Europe centrale a été très largement « colonisée » par l’Allemagne, les Etats-Unis, etc. Depuis vingt-cinq ans, les puissances occidentales s’efforcent par tous les moyens de renforcer leur position dans toutes les régions limitrophes de l’ex URSS, dont l’Ukraine. Ce conflit d’intérêts entre l’impérialisme occidental et l’impérialisme russe est au cœur de la crise ukrainienne. Il a créé une division au sein de la classe dirigeante et se trouve à l’origine de la guerre qui oppose le gouvernement central et les nouvelles « républiques populaires » de Donetsk et Louhansk.

En 2013, le président Ianoukovitch, sous la pression de la Russie, a suspendu le projet de traité avec l’Union Européenne, provoquant une mobilisation massive de la population – soutenue par les puissances occidentales – contre son gouvernement et connu sous le nom d’« Euromaidan ». En même temps, des organisations d’extrême-droite se réclamant ouvertement du nazisme se sont déployées massivement dans les rues de la capitale et d’autres villes. Ianoukovitch a finalement fui le pays, dans la nuit du 21-22 février. Un gouvernement pro-occidental s’est installé à sa place. Ce revirement mettait Poutine dans l’obligation de réagir. La Crimée a été occupée et annexée par la Russie. Le gouvernement russe est également intervenu politiquement et militairement dans la situation qui se déroulait dans l’est et le sud ukrainien, où l’hostilité au gouvernement de Kiev est la plus forte, afin de renforcer sa position stratégique et faire pression sur le gouvernement de Kiev.

Dans le sud et l’est russophones du pays, l’Etat ukrainien s’est effondré. Les forces de l’ordre, l’essentiel des forces armées cantonnées dans ces régions et les cadres administratifs ont largement fait défection et rejoint le mouvement séparatiste. L’Ukraine est effectivement divisée en deux. Kiev a tenté de mener une guerre « anti-terroriste », mobilisant à cette fin non seulement l’armée régulière, mais aussi des milices d’extrême droite. En même temps, dans le territoire sous son contrôle, le gouvernement a mené une politique répressive contre toutes les organisations qu’il peut qualifier d’« anti-patriotiques », dont le Parti Communiste, Borotba et les organisations syndicales, en se servant des organisations d’extrême-droite pour intimider et brutaliser les militants qui résistent à sa politique d’austérité.

Le gouvernement russe accuse le gouvernement de Kiev de « nazisme » et présente le combat des milices séparatistes comme une lutte « anti-fasciste ». Or, l’activité des organisations d’extrême-droite n’est pas seulement du côté de Kiev. Elle est présente également dans le camp adverse. Le mot « populaire » dans le nom d’un Etat ou l’apparition d’un vieux drapeau soviétique – souvent à côté de symboles tsaristes d’ailleurs – ne suffisent pas pour caractériser un mouvement de « progressiste ». Croire que les milices séparatistes sont fondamentalement progressistes serait une erreur. Tout semble indiquer, au contraire, que les milices qui s’opposent au gouvernement ukrainien sont dirigées par des nationalistes pro-russes appuyés par Poutine, dans le but ultime de placer cette région fermement sous le contrôle de la Russie.

Les travailleurs de Donetsk et de Louhansk se trouvent dans une situation extrêmement difficile. Ils ont en face d’eux non seulement le gouvernement de Kiev, mais aussi les oligarques locaux et les dirigeants nationalistes « rebelles » – sans parler de la présence massive des agents militaires et civils de Poutine. A l’est comme à l’ouest du pays, le mouvement ouvrier ukrainien est relativement faible. Il n’empêche que la création du mouvement Borotba, en 2011, était un développement important. Borotba est le produit de l’unification de divers groupements et partis de gauche et se qualifie de communiste. Il s’est opposé au mouvement Maidan et aux accords avec l’Union Européenne, considérant que ceux-ci n’avaient pas d’autre objectif que le pillage de l’Ukraine au profit des grands groupes capitalistes européens. Ce n’était pas une grande organisation, mais elle pouvait rassembler plusieurs centaines de manifestants. Le gouvernement de Kiev accuse Borotba d’être une organisation à la solde de Poutine. Ses locaux à Kiev ont été saccagés par des fascistes, organisés en « garde nationale » par le gouvernement,  en février 2014. Plusieurs tentatives d’enlèvement et d’assassinat ont été perpétrées à l’encontre de ses militants. Dans l’ouest du pays, ceux-ci ont dû passer dans la clandestinité. Borotba a pu continuer son activité militante dans la ville importante de Kharkov, où l’opposition au gouvernement porté au pouvoir par le mouvement Maidan était très forte, et a commencé à se développer à l’est du pays. Il ne dispose pas d’armements, mais un certain nombre de ses militants ont rejoint individuellement les milices séparatistes.

A notre connaissance, aucune organisation de résistance militaire significative n’a été créée par le mouvement ouvrier ukrainien. Ici en France, certaines organisations se qualifiant de « révolutionnaires » ont apporté leur soutien aux milices séparatistes, les qualifiant d’anti-fascistes. Le fait que des travailleurs participent aux milices ne permet pas de caractériser celles-ci comme une émanation de la classe ouvrière. La nature d’une armée est déterminée non pas par l’origine sociale de ses troupes, mais par les intérêts de la classe qui la commande. La conduite de la guerre des deux côtés est entre les mains de forces réactionnaires. Présenter l’activité des milices séparatistes comme une lutte « anti-fasciste » serait une grave erreur.

La vraie nature des « républiques populaires »

Le départ du président « pro-russe » de l’Ukraine Ianoukovitch, en février 2014, a laissé un vide au sommet de l’Etat. L’opposition pro-occidentale a pris le pouvoir. En réaction, Vladimir Poutine a organisé l’occupation de la Crimée à partir de sa base militaire de Sébastopol. Un référendum a été organisé et la population, largement russophone, a voté massivement en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie.

Début avril, un scénario similaire s’est déroulé dans l’est de l’Ukraine, principalement dans les villes de Donetsk, Louhansk et Kharkiv, où les russophones sont aussi largement majoritaires. Des milices nationalistes pro-russes ont occupé des bâtiments publics dans plusieurs villes du Donbass (sud-est de l’Ukraine), notamment sous la direction d’un réactionnaire russe notoire, Igor Strelkov (aussi connu comme Igor Guirkine). Strelkov est un ancien agent des services secrets russes (FSB) et un vétéran des boucheries interethniques en Yougoslavie et Tchétchénie. On y trouve aussi Pavel Goubarev, un militant nationaliste russe ayant appartenu au parti néo-nazi de l’Unité Nationale Russe (RNE). Les républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk sont ensuite proclamées le 7 avril, par ces mêmes mouvements réactionnaires, qui ont pris le pouvoir après la fuite des représentants de l’Etat central.

Malgré le déroulement de manifestations, comptant quelques dizaines de milliers de personnes pendant le mois de mars, la classe ouvrière n’a pas participé en tant que force indépendante à la création de ces    républiques. La première déclaration de souveraineté de la République Populaire de Donetsk contenait quelques éléments qui pouvaient paraître progressistes – « primauté de la propriété collective sur la propriété privée », « opposition à l’exploitation de l’homme par l’homme », « défense d’une république multinationale et multiethnique » – mais ceci ne constitue nullement une preuve du caractère révolutionnaire du mouvement séparatiste. En réalité, les dirigeants nationalistes de la RPD et de la RPL ont instrumentalisé les peurs de la population locale envers le régime réactionnaire de Kiev pour consolider leur pouvoir et l’embrigader dans un combat nationaliste et interethnique.

Le gouvernement de Kiev utilise des organisations fascistes pour intimider et brutaliser des opposants. Mais le fascisme n’est pas au pouvoir à Kiev. En utilisant des termes comme « fasciste » pour qualifier le gouvernement ukrainien, les dirigeants rebelles voulaient exploiter le souvenir de la lutte de l’URSS contre l’Allemagne nazie pendant la guerre. Ils savent aussi que beaucoup de travailleurs dans le Donbass – une région très industrialisée – ont la nostalgie de l’Union Soviétique, dans laquelle, malgré son régime bureaucratique et corrompu, ils vivaient mieux que dans l’Ukraine capitaliste. La défiance des russophones contre Kiev a été exacerbée par le fait que, juste après la chute d’Ianoukovitch, le parlement ukrainien a voté, le 23 février, un projet de loi qui aurait institué la langue ukrainienne comme seule langue officielle à tous les niveaux, au détriment du russe, même si ce projet a été abandonné immédiatement après.

Pendant les mois de mars et avril, des combats de rue ont eu lieu entre pro-russes et pro-gouvernementaux dans plusieurs villes de l’est, culminant avec les événements d’Odessa, où, le 2 mai, des dizaines d’activistes « pro-russes » ont été tués par les fascistes à la Bourse du Travail et dans la rue. Dans ce climat de guerre civile, les séparatistes ont organisé un référendum sur l’indépendance du Donbass (11 mai). Le résultat était 89 % pour le « oui », suscitant des soupçons de fraude électorale. Une nouvelle constitution a été adoptée instituant, entre autres, la religion orthodoxe comme religion officielle de la RPD et de la RPL.

Le 24 mai, les dirigeants de la RPD et de la RPL ont unifié leurs deux teritoires en un Etat fédéral de « Novorossia » (Nouvelle Russie), en présence de personnages comme l’écrivain d’extrême-droite russe Alexandre Prokhanov et le dirigeant du parti eurasiste Alexandre Douguine. Le terme « Novorossia » vient du nom d’un territoire de l’Empire russe du 18ème siècle qui couvrait plus ou moins toute la partie sud-est de l’Ukraine actuelle, y compris la côte de la mer Noire jusqu’à Odessa. L’objectif ouvertement affiché des rebelles était de relier cette entité à d’autres villes où les pro-russes avaient échoué jusqu’alors, comme Kharkov, Kherson, Dniepropetrovsk, Nikolaïev, Odessa, Zaporijjia et Marioupol. Leurs objectifs vont bien au-delà d’une action défensive de la minorité russophone face à la politique de Kiev. Il s’agit d’une politique agressive visant à conquérir des territoires de l’Ukraine pour les intégrer à un projet impérialiste russe.

La guerre

Après la perte de la Crimée, le gouvernement a lancé une offensive militaire contre les rebelles dans le Donbass, désignée « opération anti-terroriste » ou « ATO ». Les affrontements militaires auraient fait environ 4000 victimes. Poutine n’a jamais été très favorable au projet de « Novorossia », il s’en sert comme pression sur Kiev. La guerre civile permet de déstabiliser le gouvernement ukrainien. Face à la progression de l’armée ukrainienne en juillet et août et la reprise de Sloviansk le 5 juillet – où les séparatistes auraient laissé des charniers remplis de résidents locaux exécutés – Poutine a renforcé l’implication militaire de la Russie. Quand plusieurs de ces militaires professionnels russes ont été capturés par les autorités de Kiev en entrant dans l’Ukraine, l’excuse donnée par les autorités russes était qu’ils étaient « en manœuvre et se sont égarés ». L’armée ukrainienne, qui était sur le point de reprendre Donetsk, a été repoussée grâce aux renforts russes. Attribuer l’échec de l’armée ukrainienne devant Donetsk à la lutte héroïque des rebelles « anti-fascistes » serait ignorer que le facteur déterminant était l’engagement des russes. L’histoire de la Russie capitaliste depuis la chute de l’URSS montre qu’elle est prête à soutenir militairement des mouvements nationalistes pro-russes en dehors de ses frontières pour défendre ou agrandir sa zone d’influence, comme lors des guerres en Moldavie (1992) et en Géorgie (1992-93 et 2008).

Le Comité des Mères de Soldats russes dénonce l’envoi de jeunes combattants et estime que jusqu’à à 10 000 soldats russes ont été mobilisés dans cette guerre non déclarée. Des dizaines de cercueils de soldats morts ont été rapportés aux familles et discrètement enterrés. Il faut noter également les « volontaires » qui affluent d’Europe pour venir soutenir la cause des rebelles. Nous n’avons pas de chiffres exacts, mais il y a sans doute quelques centaines de nationalistes, « eurasistes » et autres militants d’extrême-droite combattant du côté des rebelles. Beaucoup d’entre eux seraient des nationalistes serbes, vétérans des guerres en ex-Yougoslavie. Il y aurait aussi des ex-parachutistes français sur place. Parmi les « amis » des républiques populaires, on compte de nombreux partis d’extrême droite, des mouvements xénophobes (le Jobbik hongrois, le FPO autrichien, le Vlaams Belang belge, le Forza Italia, le LDP russe, etc.) et autres réactionnaires qui étaient les seuls « observateurs » autorisés aux élections législatives au mois de novembre dans la zone rebelle.

Une autre preuve de l’aide décisive donnée par l’armée russe aux rebelles se trouve dans l’extrême sud du Donbass, autour de la ville portuaire de Marioupol. Jusqu’à fin août, les rebelles ne contrôlaient pas de territoire près de cette ville restée dans les mains de Kiev. Il y avait une « bande » de territoire d’environ 100 km de largeur, contrôlée par les autorités ukrainiennes, entre Marioupol et la région de Donetsk. Mais, soudainement – le 28 août – la zone à l’est de Marioupol et sa proche banlieue ont commencé à subir des bombardements, et des villes comme Novoazovsk ont été occupées par les séparatistes. D’où est venue cette nouvelle offensive, si les forces rebelles étaient à plus de 100 km au nord, avec l’armée ukrainienne au milieu ? Il faut juste regarder une carte de Marioupol et de sa région pour comprendre que l’offensive n’a pu venir que de l’est, et pas du nord. En suivant la côte de la mer d’Azov vers l’est sur 50km, on arrive à la frontière russe. Ici, nous avons une flagrante preuve de l’intervention directe militaire de la Russie dans ce conflit, parce que là où il n’y avait pas de forces militaires rebelles avant, une poche de « rebelles » est apparue. Des chars, de l’artillerie lourde, des lanceurs de missiles ne sortent pas de nulle part. Il s’agit d’une opération de Poutine pour capturer Marioupol pour les séparatistes, qui n’avaient pas de sortie sur la mer à ce moment-là, pourtant essentielle pour la survie économique des républiques rebelles.

Depuis les accords de Minsk

Début septembre, un armistice a été signé entre les deux parties sous l’égide des grandes puissances. Cette trêve est à peine respectée, avec des    bombardements réguliers entre séparatistes et forces gouvernementales et l’ouverture d’une deuxième « poche » par les rebelles près de Marioupol, avec l’appui de l’armée russe. C’est dans le contexte de cette impasse militaire que se sont déroulées des élections législatives (début novembre) dans les   « républiques populaires ». Le candidat victorieux, Zakhartchenko, a gagné avec presque 80% des voix pour devenir « Chef de la République populaire de Donetsk ». Il était auparavant commandant du bataillon « Oplot » (organisation nationaliste prorusse d’extrême-droite et antisémite) qui, en mars 2014 avait pris d’assaut le bâtiment de l’administration de Donetsk. Il faut noter aussi que le Parti Communiste a été interdit de se présenter aux élections et que Zakhartchenko a juré sur la bible pendant sa cérémonie d’investiture.

Même s’il existe des communistes dans les zones rebelles qui réclament une « révolution sociale », il est clair que le régime de Poutine a la mainmise sur la région et qu’il fera tout son possible pour empêcher l’émergence d’une opposition communiste. Les autorités de Donetsk ont décidé d’empêcher le Parti Communiste de Boris Litvinov de se présenter aux élections législatives – pour des « raisons techniques ». D’après Litvinov, l’un des conseillers du Kremlin présent dans la zone rebelle lui a demandé de ne pas contester cette décision. Aucun membre des deux coalitions qui ont participé à ces élections n’a l’intention de laisser entrer des députés communistes dans le nouveau parlement. D’après Litvinov, la position officieuse dans les républiques populaires est « Moscou nous donne de l’argent, il faut faire ce que dit Borodai » (ancien premier ministre du RPD, est un des hommes les plus importants du Kremlin, il est sur place depuis le déclenchement de la rébellion).

Non seulement les autorités russes et les chefs séparatistes agissent contre les communistes, mais elles se débarrassent aussi des dirigeants nationalistes qui risquent d’être gênants. Igor Strelkov a été renvoyé chez lui en Russie. Pavel Goubarev a subi une tentative d’assassinat.

En octobre, Zakharchenko a déclaré que la majorité des entreprises dans la RPD seront détenues par l’Etat et que deux usines appartenant à l’oligarque local Akhmetov avait été déjà mises « sous tutelle temporaire » par les autorités rebelles. Mais les actifs industriels d’Akhmetov ne seraient nationalisés que s’il refuse de se soumettre aux lois fiscales de Donetsk et Louhansk. En plus, le « conseiller » Borodai s’est déclaré contre la nationalisation des entreprises en disant qu’il n’avait « rien en commun avec les communistes qui voudraient saisir la propriété et la nationaliser ». Un correspondant du journal du Parti Travailliste turc présent à Donetsk pendant plusieurs semaines, Okay Deprem, pense que le gouvernement rebelle évolue vers un régime du type « Belarus », tandis que Stanislav Retinsky, un membre du parti communiste de Donetsk, note que le soulèvement pro-russe a, pour l’instant, « contré le nationalisme ukrainien avec du chauvinisme russe ».

Le mouvement séparatiste qui a pris le pouvoir à Donetsk et à Louhansk est dirigé par des réactionnaires nationalistes appuyés directement par l’impérialisme russe. A Kiev, un régime tout aussi réactionnaire défend les intérêts de l’impérialisme occidental en appliquant un programme d’austérité draconien. La division du pays n’est pas dans l’intérêt de la classe ouvrière. Nous sommes pour le droit à l’autodétermination des peuples opprimés. Mais la division de l’Ukraine de cette façon et dans ces conditions va compliquer plus encore la position du mouvement ouvrier – déjà très affaibli – dans la région et exacerber les divisions linguistiques et ethniques. La lutte contre la politique réactionnaire de Kiev ne peut être menée que par l’ensemble du mouvement ouvrier ukrainien, sur la base d’un programme qui frappe le cœur du problème en brisant le pouvoir économique de la classe capitaliste.

Marc C.

PCF

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Un commentaire

  1. félicitations pour cet article très précis et très documenté et qui surtout évite le manichéisme. entre les bons d’un coté et le sméchants de l’autre ;

    Peut-on rajouter qu’à ma connaissance l’Ukraine a toujours été historiquement un pays à la fois convoité et divisé.

    Voir le grand rouame de Pologne, mais aussi lors de la deuxième guerre mondiale ou une partie des ukrainiens ( de l’Ouest ) a soutenu les nazis ( armée Vlassov)

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